Montreal and the History of Vaccination Debates at the Osler Library

La version française suit

“The recent smallpox epidemic in Montreal – vaccinating American-bound passengers on a train of the Grand Trunk Railway,” by Marvin James, photo-mechanical reproduction of a wood engraving (1885). Osler Library Prints Collection, OPF000001.

Montreal 375 gives us the opportunity to reflect on the parcours of our city, to explore its past, and to bring this history into dialogue with our present. Our current exhibit at the Osler Library not only highlights the richness of our collections, but also brings them into contemporary conversations in a very Oslerian way. Sir William Osler collected his monumental library of the history of medicine not simply for the intellectual content or the beauty of the books and objects, but because he believed that we live with the past everyday: “the past,” Osler writes in his famous speech, Aequanimitas, “is always with us; never to be escaped; it alone is enduring.”

Our newest exhibition, “Vaccination: Fame, Fear and Controversy, 1798-1998,” engages with local examples of historical vaccine controversies in an attempt to understand the enduring fear and hesitancy surrounding vaccination. Curators Dr. Rob Boddice of the Freie Universitat Berlin and Cynthia Tang, PhD candidate in the Department of Social Studies of Medicine/Department of History and Classical Studies, showcase the arguments made by pro- and anti-vaccinationists during the 200 years following Edward Jenner’s invention of vaccination.

Stipple engraving of Edward Jenner by Mackenzie (London: T. Hurst, 1802). Osler Library Prints Collection, OP000643.

In 1798, Jenner, an English country physician, published the results of his experimental use of matter from cowpox pustules to inoculate patients against smallpox, which has long been endemic to industrialized cities like Montreal. This procedure, which Jenner named vaccination, was swiftly implemented as a standard public health measure and vials of vaccine were shipped and carried worldwide. However, vaccination’s benefits and promises were attended by controversy from its earliest days. Already at the beginning of the 19th century, popular pamphlets and images stoked public anxieties about the introduction of animal material and disease agents into the body. Even after the World Health Organization proclaimed smallpox eradicated in 1980, the debates surrounding vaccination that began in the 19th century have persisted in our public discourse.

Glass capillary tube containing smallpox vaccine (Toronto, ca. 1939). Canada Science and Technology Museum, Medical Technology, art. no. 2002.0101.

A public panel presentation connected to the exhibition invited McGill and Montreal community members to think about how we understand such past examples of vaccine hesitancy and connect them to modern concerns and mythologies around vaccination. The two co-curators were joined by scholars Professor Andrea Kitta (East Carolina University), a folklorist specializing in medicine, belief and the supernatural, with a particular focus on vaccination, and late Dr. Mark Wainberg (McGill University), director of the McGill University AIDS Centre at the Montreal Jewish General Hospital, and outspoken critic of anti-vaccination rhetoric. The evening’s panel providing a wide-ranging and multidisciplinary perspective. More evidence as to the cross-institutional partnerships developed for this exhibition and the event is the blog post, “Hope and Fear in a Glass Capillary: Connecting over the History of Medicine with the Osler Library,” written by curator Cynthia Tang for the Canada Science and Technology Museum blog. In it, she explores a single artifact: a glass capillary tube containing smallpox vaccine manufactured Toronto circa 1939, and all of the hopes and fears contained within.

We are pleased to announce that this exhibition’s run has been extended through the summer! All are welcome to come view the exhibition during library opening hours (Monday through Friday, 9:00-5:00) in the Osler Library, 3rd floor, McIntyre Medical Building, 3655 Promenade Sir-William-Osler.


Montréal et l’histoire des débats sur la vaccination à la bibliothèque Osler

« L’épidémie récente de variole à Montréal — la vaccination des passagers américains dans un train du Grand Trunk Railway », par Marvin James, reproduction photomécanique d’une gravure sur bois (1885). Collection d’images de la bibliothèque Osler, OPF000001.

Le 375e anniversaire de Montréal nous donne l’occasion de nous replonger dans le parcours de notre ville, d’explorer son passé et d’en discuter dans le contexte actuel. En plus de mettre en évidence la richesse de nos collections, la nouvelle exposition présentée à la bibliothèque Osler permet d’engager des conversations les concernant à la manière d’Osler lui-même. Sir William Osler a construit cette riche bibliothèque sur l’histoire de la médecine, non seulement pour l’héritage intellectuel ou la beauté des livres et des objets qui s’y trouvent, mais aussi parce qu’il croyait que le passé fait partie de notre vie de tous les jours. « [traduction] Le passé, écrivait Osler dans son célèbre discours, Aequanimitas, fait toujours partie de nous et nous ne pouvons y échapper; c’est le seul qui résiste à l’épreuve du temps. »

Notre nouvelle exposition, « Vaccination : Fame, Fear and Controversy, 1798-1998 », offre des exemples de controverses autour de la vaccination, qui faisaient rage dans la région à l’époque, en vue de permettre aux visiteurs de comprendre la peur et l’hésitation qui régnaient à son égard. Les conservateurs Rob Boddice de la Freie Universitat de Berlin et Cynthia Tang, candidate au doctorat au département des Sciences sociales en médecine et au département de l’Histoire et études classiques, présentent le raisonnement des personnes qui étaient en faveur de la vaccination et de celles qui s’y opposaient au cours des 200 ans qui ont suivi la découverte de la vaccination par Edward Jenner.

Portrait d’Edward Jenner par gravure au pointillé réalisé par Mackenzie (Londres : T. Hurst, 1802). Collection d’images de la bibliothèque Osler, OP000643.

En 1798, Jenner, un médecin d’Angleterre qui pratiquait en région rurale, a publié les résultats de ses expériences sur l’utilisation de matières extraites de pustules contenant le virus de la vaccine pour inoculer les patients contre la variole, qui a longtemps été endémique dans les villes industrialisées comme Montréal. Cette méthode, que Jenner a nommée vaccination, a été rapidement adoptée et généralisée comme mesure de santé publique, et des fioles de vaccin antivariolique ont été expédiées et distribuées dans le monde entier. Toutefois, les avantages et les résultats prometteurs de la vaccination ont dès le début fait l’objet d’une controverse. Déjà, au début du 19e siècle, la publication de brochures et d’images suscitait dans la population des inquiétudes liées à l’introduction de matière animale et d’agents pathogènes dans le corps. Même après l’annonce de l’Organisation mondiale de la santé en 1980, selon laquelle la variole avait été éradiquée, les débats publics amorcés au 19e siècle autour de la vaccination se sont poursuivis.

Tube capillaire contenant le vaccin antivariolique (Toronto, vers 1939). Technologie médicale, Musée des sciences et de la technologie du Canada, nº d’artefact : 2002.0101.

Dans le cadre de l’exposition, une présentation publique a été dirigée par un groupe d’experts à laquelle ont été conviés les membres de la collectivité de McGill et de Montréal. Cette initiative a porté les participants à réfléchir sur ces exemples passés de l’hésitation autour de la vaccination et à faire le lien avec les préoccupations et mythes sur la vaccination qui perdurent encore aujourd’hui. Les deux conservateurs étaient accompagnés des chercheurs Andrea Kitta (East Carolina University), une folkloriste spécialiste de la médecine, des croyances et du surnaturel, qui s’intéresse particulièrement à la vaccination, et feu Mark Wainberg  (Université McGill), directeur du Centre universitaire sur le SIDA de l’Université McGill à l’Hôpital général juif de Montréal et critique de la rhétorique anti-vaccin. La présentation tenue en soirée a permis de dégager une perspective générale et multidisciplinaire. Le billet de blogue « Hope and Fear in a Glass Capillary: Connecting over the History of Medicine with the Osler Library » ([traduction] Espoir et peur dans une fiole de verre — Retracer l’histoire de la vaccination en compagnie de la Bibliothèque Osler), publié par la conservatrice Cynthia Tang pour le Musée des sciences et de la technologie du Canada, témoigne des partenariats interorganisationnels établis pour l’exposition et l’événement. Son bloque porte sur un seul objet : une fiole de verre contenant le vaccin contre la variole fabriqué à Toronto vers 1939, et tous les espoirs et les peurs qu’elle suscitait.

Nous sommes heureux d’annoncer que cette exposition se poursuivra durant l’été! Vous êtes tous invités à venir voir l’exposition durant les heures d’ouverture (du lundi au vendredi de 9 h à 17 h) à la bibliothèque Osler, 3e étage de l’édifice McIntyre Medical Sciences, 3655, promenade Sir-William-Osler.

 

Découvrir l’anatomie grâce aux livres animés

Pratiquée de manière assez confidentielle au Moyen Age, la dissection se développe au 16e siècle, notamment lorsque le pape Clément VII autorise son enseignement. La Renaissance est également marquée par un essor des livres dédiés à l’anatomie, et en particulier des livres animés. Les auteurs de l’époque rivalisent d’imagination et d’ingéniosité pour répondre à la soif de connaissance des curieux, des médecins et des étudiants. Ces ouvrages ont souvent un objectif pédagogique, ce qui explique le recours aux illustrations à volets qui permettent au lecteur de mieux visualiser l’organisation interne du corps humain: grâce à un système de volets, le lecteur peut en quelque sorte pratiquer lui-même une dissection en soulevant un à un les volets qui dévoilent à chaque fois une « couche » du corps humain.

Parmi les anatomistes du 16e siècle, le médecin bruxellois André Vésale est sans doute le plus connu. Convaincu qu’il est difficile d’enseigner et d’apprendre l’anatomie sans pouvoir observer directement le corps humain, Vésale pratique régulièrement la dissection et fait paraître en 1543  son De humani corporis fabrica, qui renouvelle les connaissances en anatomie depuis Galien.

Dans son Epitome, supplément à la Fabrica destiné essentiellement aux étudiants en médecine, Vésale propose lui aussi une sorte de livre animé : plusieurs planches anatomiques de l’Epitome peuvent être découpées par le lecteur afin de reconstituer in fine un corps humain en trois dimensions. En effet, comme l’explique Jacqueline Vons, l’Epitome contient « deux planches constituées de plusieurs dessins que l’étudiant doit découper et coller sur d’autres figures afin d’obtenir, par superposition, un corps humain en trois dimensions. Le texte accompagnant ces deux planches est l’équivalent d’un mode d’emploi, d’une notice qui doit guider pas à pas l’étudiant dans son travail de recomposition. C’est déjà une méthode pédagogique inter-active, qui consiste à s’adresser à un étudiant virtuel, en développant une forme de dialogue entre le maître et le disciple » (1).

Un autre exemple célèbre de livre animé est le Pinax microcosmographicus de Johann Remmelin, paru au début du 17e siècle et réédité à plusieurs reprises (la bibliothèque Osler en possède d’ailleurs deux exemplaires du début du 18e siècle). Il permet de découvrir l’anatomie masculine et féminine grâce à des illustrations à volets. La bibliothèque de l’université de Columbia a récemment numérisé cet ouvrage et a mis en ligne une vidéo très intéressante qui montre le fonctionnement de ces illustrations anatomiques à volets.

La pratique du livre anatomique à volets se perpétue et atteint son apogée au 19e siècle, quand les techniques d’impression en couleur se perfectionnent et se développent. Nous vous présentons ici quelques exemples issus de nos collections.

Mais les illustrations à volets ne se limitent pas au livre : certaines planches anatomiques utilisent le même procédé. La bibliothèque Osler a par exemple fait récemment l’acquisition d’une planche anatomique sur bois du 19e siècle, sans doute utilisée pour l’enseignement, qui représente un corps masculin presque à taille réelle, et qui par un système de volets maintenus par des languettes amovibles en métal, permet d’avoir la vision interne du corps humain (muscles, tendons, organes, os…).

Notes:

(1) Vons J., « L’Epitome, un ouvrage méconnu d’André Vésale (1543) », Histoire des sciences médicales, XL, 2, 2006, p.177-189, disponible en ligne [consulté le 12/04/2017].

 

Bibliographie :

Binet J.-L., « Traités d’anatomie », Bibliothèque numérique Medic@, disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

Carlino A., Paper bodies: a catalogue of anatomical fugitive sheets (1538-1687), London, Wellcome Institute for the History of Medicine, 1999.

Columbia University Medical Center, « A medical pop-up from the 17th century”, disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

Duke University Libraries, « Animated anatomy », 2011, disponible en ligne [consulté le 12/04/2017].

Van Wijland J., « Usages des papiers découpés dans l’illustration anatomique des XVIe-XVIIe siècles », disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

Vons J., « L’Epitome, un ouvrage méconnu d’André Vésale (1543) », Histoire des sciences médicales, XL, 2, 2006, p.177-189, disponible en ligne [consulté le 12/04/2017].

Vons J., « L’anatomie au 16e siècle », Bibliothèque numérique Medic@, disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

 

 

 

La publicité pharmaceutique à la fin du 19e siècle : la folie des almanachs !

Les almanachs sont de petits feuillets imprimés, très populaires depuis le Moyen Age, qui constituent à la fois une source de divertissements et d’informations (calendriers, dates et fêtes importantes, phases lunaires, horoscopes…). Au Canada et aux États-Unis, ces almanachs connaissent aussi un vif succès, si bien qu’à partir du milieu du 19e siècle, les compagnies pharmaceutiques utilisent de façon massive ce médium pour promouvoir leurs produits et commencent à créer leurs propres almanachs. La bibliothèque Osler possède plus de 200 exemplaires de ces almanachs publicitaires canadiens, publiés entre 1841 et 1977 (liste détaillée disponible ici).

A cette époque en effet, on ne consulte que rarement un médecin, et l’auto-médication est largement répandue. De nombreuses compagnies proposent alors des médicaments vendus sans prescription. Ces almanachs à visée publicitaire sont alors envoyés ou distribués gratuitement aux familles (dans certains cas, on laisse un emplacement vide sur l’almanach pour que le docteur ou le pharmacien qui l’a distribué puisse y apposer son cachet). L’utilisation des almanachs – largement lus et appréciés par la population – pour promouvoir leurs produits constitue une technique commerciale efficace pour les compagnies pharmaceutiques. A titre d’exemple, selon Denise Maines, la compagnie Ayer distribue à la fin du 19e siècle au Canada et aux États-Unis 25 000 000 almanachs par an, arguant même qu’il s’agit du livre « le plus diffusé après la Bible » (1).

Ces almanachs ont des titres attractifs (« les gestes de premier secours », « santé : ce qu’il faut savoir », « l’interprétation des rêves », « les nouvelles de la ville », « votre horoscope »…) et ne se présentent pas forcément d’emblée comme des documents publicitaires. Certains s’adressent plus particulièrement aux ménagères, avec des titres comme « faire sa robe chez soi » ou « le livre de cuisine » par exemple. Vrais objets du quotidien,  les almanachs sont pour la plupart dotés d’une petite cordelette, qui permet de les accrocher facilement dans la maison.

Ces almanachs sont généralement tous organisés de la même façon : ils alternent publicité pour les produits de la compagnie et contenus traditionnels des almanachs (calendriers, conseils de beauté, évènements historiques importants, recettes de cuisine, soins de santé, prévisions météorologiques…). Les publicités sont souvent étayées de témoignages d’utilisateurs satisfaits du produit, qui en vantent les multiples vertus. Habiles mélanges entre promotion d’un produit et divertissement, les almanachs sont le reflet de leur époque et constituent une source précieuse d’information pour les chercheurs. Ils témoignent aussi de la persistance de certaines croyances à travers les âges : il est  ainsi intéressant d’y trouver encore parfois la figure de l’homme zodiacal – qui représente les correspondances entre les différentes parties du corps humain et les signes du zodiaque – qu’on trouvait déjà dans les almanachs du Moyen Age.

Notes:

(1) Maines D., “Why the appeal? A study of almanacs advertising Dr. Chase’s patent medicines, 1904–1959”, Canadian Pharmacists Journal, 145, 4, 2012, p.180-185.

Bibliographie:

Maines D., “Why the appeal? A study of almanacs advertising Dr. Chase’s patent medicines, 1904–1959”, Canadian Pharmacists Journal, 145, 4, 2012, p.180-185 [consulté le 07/04/2017].

National Library of Canada, “Impressions: 250 years of printing… in the lives of Canadians – Health”, 1999, disponible en ligne [consulté le 07/04/2017].

U.S. National Library of Medicine, “Time, tide and tonic: the patent medicine almanac in America”, 2004, disponible en ligne [consulté le 07/04/2017].

Rare Books Restored In Honour of Christopher Lyons

Christoper Lyons (right) accepting two rare books restored in his honour from Board of Curators member and William Feindel Professor Emeritus, Dr. Rolando Del Maestro.

As a surprise precursor to Dr. Rolando Del Maestro’s neuro-oncology talk last week, Osler Librarian Christopher Lyons was presented with two rare books, recently restored in his honour, in recognition of his excellent stewardship of the Osler Library from 2012-2016.

 

The staff at the Osler Library, the Osler Board of Curators, and the McGill Osler Society, wish Chris the very best in his new appointment as Head of Rare Books & Special Collections at McGill – another unit of McGill ROAAr (Rare Books, Osler, Art, and Archives).

 

Congratulations, Chris!

 

Medical Anatomy : or, Illustrations of the Relative Position and Movements of the Internal Organs | Francis Sibson | London : John Churchill & Sons, 1869 | 4 leaves, 88 columns, XXI leaves of plates : illustrations (some color) ; 53cm

Ornate W.O. inscription to Christopher Lyons.

The restoration work was completed by Montreal conservator Terry Rutherford. In addition to work on the spines, leaves, and colour plates, both of these books are now housed in custom clamshell archival boxes, with an ornate ‘W.O.’ inscription to Christopher Lyons.

The Sibson atlas (above) has prize binding, with gilt lettering, from 1872 when it was awarded to McGill medical student Francis John Shepherd for the best primary examination for M.D.C.M. degree. Shepherd (1851-1929) is known as one of McGill’s ‘Medical Luminaries’, a highly-regarded anatomist, surgeon, dermatologist, and Dean of the McGill Medical Faculty from 1908-1914. Shepherd was also a prominent Canadian art historian and critic, who served as President of the Montreal Art Association (predecessor of the Montreal Museum of Fine Arts).

This presentation copy of Sir William Osler’s The Principles and Practice of Medicine (below) once belonged to Dr. Thomas McCrae (1870-1935), brother of “In Flanders Fields” author John McCrae (1872-1918). Dr. T. McCrae was a close friend and colleague of William Osler at John Hopkins Medical School in Baltimore.

The Principles and Practice of Medicine: Designed for the Use of Practitioners and Students of Medicine | William Osler | New York : D. Appleton and Company, 1905 | xvii, [1], 1143, [1] pages : illustrations (some color) ; 25 cm

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