Découvrir l’anatomie grâce aux livres animés

Pratiquée de manière assez confidentielle au Moyen Age, la dissection se développe au 16e siècle, notamment lorsque le pape Clément VII autorise son enseignement. La Renaissance est également marquée par un essor des livres dédiés à l’anatomie, et en particulier des livres animés. Les auteurs de l’époque rivalisent d’imagination et d’ingéniosité pour répondre à la soif de connaissance des curieux, des médecins et des étudiants. Ces ouvrages ont souvent un objectif pédagogique, ce qui explique le recours aux illustrations à volets qui permettent au lecteur de mieux visualiser l’organisation interne du corps humain: grâce à un système de volets, le lecteur peut en quelque sorte pratiquer lui-même une dissection en soulevant un à un les volets qui dévoilent à chaque fois une « couche » du corps humain.

Parmi les anatomistes du 16e siècle, le médecin bruxellois André Vésale est sans doute le plus connu. Convaincu qu’il est difficile d’enseigner et d’apprendre l’anatomie sans pouvoir observer directement le corps humain, Vésale pratique régulièrement la dissection et fait paraître en 1543  son De humani corporis fabrica, qui renouvelle les connaissances en anatomie depuis Galien.

Dans son Epitome, supplément à la Fabrica destiné essentiellement aux étudiants en médecine, Vésale propose lui aussi une sorte de livre animé : plusieurs planches anatomiques de l’Epitome peuvent être découpées par le lecteur afin de reconstituer in fine un corps humain en trois dimensions. En effet, comme l’explique Jacqueline Vons, l’Epitome contient « deux planches constituées de plusieurs dessins que l’étudiant doit découper et coller sur d’autres figures afin d’obtenir, par superposition, un corps humain en trois dimensions. Le texte accompagnant ces deux planches est l’équivalent d’un mode d’emploi, d’une notice qui doit guider pas à pas l’étudiant dans son travail de recomposition. C’est déjà une méthode pédagogique inter-active, qui consiste à s’adresser à un étudiant virtuel, en développant une forme de dialogue entre le maître et le disciple » (1).

Un autre exemple célèbre de livre animé est le Pinax microcosmographicus de Johann Remmelin, paru au début du 17e siècle et réédité à plusieurs reprises (la bibliothèque Osler en possède d’ailleurs deux exemplaires du début du 18e siècle). Il permet de découvrir l’anatomie masculine et féminine grâce à des illustrations à volets. La bibliothèque de l’université de Columbia a récemment numérisé cet ouvrage et a mis en ligne une vidéo très intéressante qui montre le fonctionnement de ces illustrations anatomiques à volets.

La pratique du livre anatomique à volets se perpétue et atteint son apogée au 19e siècle, quand les techniques d’impression en couleur se perfectionnent et se développent. Nous vous présentons ici quelques exemples issus de nos collections.

Mais les illustrations à volets ne se limitent pas au livre : certaines planches anatomiques utilisent le même procédé. La bibliothèque Osler a par exemple fait récemment l’acquisition d’une planche anatomique sur bois du 19e siècle, sans doute utilisée pour l’enseignement, qui représente un corps masculin presque à taille réelle, et qui par un système de volets maintenus par des languettes amovibles en métal, permet d’avoir la vision interne du corps humain (muscles, tendons, organes, os…).

Notes:

(1) Vons J., « L’Epitome, un ouvrage méconnu d’André Vésale (1543) », Histoire des sciences médicales, XL, 2, 2006, p.177-189, disponible en ligne [consulté le 12/04/2017].

 

Bibliographie :

Binet J.-L., « Traités d’anatomie », Bibliothèque numérique Medic@, disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

Carlino A., Paper bodies: a catalogue of anatomical fugitive sheets (1538-1687), London, Wellcome Institute for the History of Medicine, 1999.

Columbia University Medical Center, « A medical pop-up from the 17th century”, disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

Duke University Libraries, « Animated anatomy », 2011, disponible en ligne [consulté le 12/04/2017].

Van Wijland J., « Usages des papiers découpés dans l’illustration anatomique des XVIe-XVIIe siècles », disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

Vons J., « L’Epitome, un ouvrage méconnu d’André Vésale (1543) », Histoire des sciences médicales, XL, 2, 2006, p.177-189, disponible en ligne [consulté le 12/04/2017].

Vons J., « L’anatomie au 16e siècle », Bibliothèque numérique Medic@, disponible en ligne [consulté le 19/04/2017].

 

 

 

La publicité pharmaceutique à la fin du 19e siècle : la folie des almanachs !

Les almanachs sont de petits feuillets imprimés, très populaires depuis le Moyen Age, qui constituent à la fois une source de divertissements et d’informations (calendriers, dates et fêtes importantes, phases lunaires, horoscopes…). Au Canada et aux États-Unis, ces almanachs connaissent aussi un vif succès, si bien qu’à partir du milieu du 19e siècle, les compagnies pharmaceutiques utilisent de façon massive ce médium pour promouvoir leurs produits et commencent à créer leurs propres almanachs. La bibliothèque Osler possède plus de 200 exemplaires de ces almanachs publicitaires canadiens, publiés entre 1841 et 1977 (liste détaillée disponible ici).

A cette époque en effet, on ne consulte que rarement un médecin, et l’auto-médication est largement répandue. De nombreuses compagnies proposent alors des médicaments vendus sans prescription. Ces almanachs à visée publicitaire sont alors envoyés ou distribués gratuitement aux familles (dans certains cas, on laisse un emplacement vide sur l’almanach pour que le docteur ou le pharmacien qui l’a distribué puisse y apposer son cachet). L’utilisation des almanachs – largement lus et appréciés par la population – pour promouvoir leurs produits constitue une technique commerciale efficace pour les compagnies pharmaceutiques. A titre d’exemple, selon Denise Maines, la compagnie Ayer distribue à la fin du 19e siècle au Canada et aux États-Unis 25 000 000 almanachs par an, arguant même qu’il s’agit du livre « le plus diffusé après la Bible » (1).

Ces almanachs ont des titres attractifs (« les gestes de premier secours », « santé : ce qu’il faut savoir », « l’interprétation des rêves », « les nouvelles de la ville », « votre horoscope »…) et ne se présentent pas forcément d’emblée comme des documents publicitaires. Certains s’adressent plus particulièrement aux ménagères, avec des titres comme « faire sa robe chez soi » ou « le livre de cuisine » par exemple. Vrais objets du quotidien,  les almanachs sont pour la plupart dotés d’une petite cordelette, qui permet de les accrocher facilement dans la maison.

Ces almanachs sont généralement tous organisés de la même façon : ils alternent publicité pour les produits de la compagnie et contenus traditionnels des almanachs (calendriers, conseils de beauté, évènements historiques importants, recettes de cuisine, soins de santé, prévisions météorologiques…). Les publicités sont souvent étayées de témoignages d’utilisateurs satisfaits du produit, qui en vantent les multiples vertus. Habiles mélanges entre promotion d’un produit et divertissement, les almanachs sont le reflet de leur époque et constituent une source précieuse d’information pour les chercheurs. Ils témoignent aussi de la persistance de certaines croyances à travers les âges : il est  ainsi intéressant d’y trouver encore parfois la figure de l’homme zodiacal – qui représente les correspondances entre les différentes parties du corps humain et les signes du zodiaque – qu’on trouvait déjà dans les almanachs du Moyen Age.

Notes:

(1) Maines D., “Why the appeal? A study of almanacs advertising Dr. Chase’s patent medicines, 1904–1959”, Canadian Pharmacists Journal, 145, 4, 2012, p.180-185.

Bibliographie:

Maines D., “Why the appeal? A study of almanacs advertising Dr. Chase’s patent medicines, 1904–1959”, Canadian Pharmacists Journal, 145, 4, 2012, p.180-185 [consulté le 07/04/2017].

National Library of Canada, “Impressions: 250 years of printing… in the lives of Canadians – Health”, 1999, disponible en ligne [consulté le 07/04/2017].

U.S. National Library of Medicine, “Time, tide and tonic: the patent medicine almanac in America”, 2004, disponible en ligne [consulté le 07/04/2017].

Illustrated Talk: A History of Neuro-Oncology & Canadian Savoir Faire

You’re invited! Please join us Thursday March 30th, 4:30pm for an illustrated talk by Dr. Rolando Del Maestro, MD, PhD, William Feindel Emeritus Professor in Neuro-Oncology, Director of McGill Neurosurgical Simulation Research and Training Centre.

This talk encourages discussion surrounding ideas and individuals that have shaped the world of neuro-oncology, while placing emphasis on Canadian neuro-oncology research. Guests are encouraged to prepare a ‘Canadian Neuro-Oncology Minute’ that highlights an individual’s contributions to historical and/or current advancements in Canada. The most compelling of these ‘verbal minutes’ will receive an autographed copy of Dr. Rolando Del Maestro’s book A History of Neuro-Oncology (2008).

Who would you choose to highlight for a ‘Canadian Neuro-Oncology Minute’?

Gord Downie performing live at Hillside Festival in Guelph, Ontario in 2001. Photo by Ryan Merkley. Retrieved from WikiMedia Commons.

 

Gord Downie, lead singer of The Tragically Hip.

The beloved singer, songwriter, poet, and all-round cultural Canadian icon was recently diagnosed with incurable brain cancer. His public diagnosis and tremendous courage has helped raise awareness about neuro-health in Canada.

 

 

For information regarding the work and research happening at the McGill University Neurosurgical Simulation Research Center, follow this link.

Lyon et l’édition médicale au 16e siècle: l’exemple des Institutions chirurgiques de Jean Tagault, imprimées par Guillaume Rouillé

Au 16e siècle, Lyon est un des principaux centres d’imprimerie d’Europe, et un vivier important de l’édition médicale. C’est d’ailleurs dans cette ville que Le Guydon de la practique en cyrurgie de Guy de Chauliac est imprimé pour la première fois en français en 1478 par Barthélemy Buyer.

Page de titre avec marque d’imprimeur

Parmi les grands imprimeurs lyonnais de la Renaissance, on trouve Guillaume Rouillé (1518-1589). Né à Dolus, près de Loches, il fait son apprentissage à Venise chez les Giolito de Ferrari, puis s’établit à Lyon en tant qu’imprimeur, à l’enseigne  «A l’écu de Venise».

La bibliothèque Osler possède plusieurs ouvrages imprimés par Guillaume Rouillé, dont les Institutions chirurgiques de Jean Tagault (Osler room – T125cF 1549). Il s’agit d’une traduction en français, d’un ouvrage écrit en latin par le médecin Jean Tagault, et complété par un traité sur la « matière chirurgique » de Jacques Houllier, élève de Tagault.

C’est un manuel pratique de chirurgie, à l’intention notamment des étudiants chirurgiens. De petit format, l’ouvrage pouvait être aisément transporté et

Adresse de Guillaume Rouillé aux étudiants en chirurgie, avec signature manuscrite d’Estienne Picard.

annoté. Il a d’ailleurs appartenu à un certain Estienne Picard, chirurgien, comme semblent l’indiquer plusieurs signatures manuscrites.

L’ouvrage, de 1549, est en langue vernaculaire. Jusqu’ici essentiellement en latin, l’édition médicale se vulgarise et commence à être écrite en langue vernaculaire à partir des années 1530 en France. L’ordonnance de Villers-Cotterêts promulguée en 1539 par le roi François Ier contribue à la diffusion et au développement du français, même si le latin reste la langue du savoir jusqu’au 18e siècle. Ce passage du latin au français ne se fait pas sans difficulté, car il faut trouver des équivalents français pour désigner des termes scientifiques. Ceci explique la présence d’une « exposition de quelques lieux difficiles » au début du livre, qui donne des explications sur certains points jugés compliqués.

Le livre contient quelques illustrations, dont plusieurs vues du squelette humain, des exemples de blessures auxquelles peut être confronté un chirurgien, et des outils nécessaires pour les soigner.

Un corps “blessé en plusieurs sortes”

Vue de face d’un squelette humain

 

Exemple d’outil de chirurgien

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à venir voir nos collections : la bibliothèque Olser et le département des « Rare Books and Special Collections » de la bibliothèque McLennan possèdent plusieurs exemplaires de livres du 16e siècle imprimés à Lyon. Par ailleurs, si vous êtes de passage à Lyon, pensez à visiter le musée de l’imprimerie qui retrace toute l’histoire de l’imprimerie lyonnaise.

 

Bibliographie:

Berriot-Salvadore E., « La littérature médicale en français de 1500 à 1600 », Bibliothèque numérique Medic@, BIU Santé Paris, novembre 2010, disponible en ligne.

Claudin A., Histoire de l’imprimerie en France au XVe et au XVIe siècle, volume 3, Paris, Imprimerie Nationale, 1904, disponible en ligne.

Mecking V.,  « La terminologie médicale du XVIe siècle entre tradition et innovation », La revue de l’Institut Catholique de Lyon, 2014, 24, 9, disponible en ligne.

Université de Picardie Jules Verne, « Humanisme et médecine, un exemple de diffusion des savoirs à travers les siècles : la bibliothèque d’Emile et Lucien Bax », [exposition virtuelle], 2010, disponible en ligne.

Illustrated Talk: The Maude Abbott Medical Museum 1822-2017

You’re invited! Please join us next Tuesday February 14th, 4pm for an illustrated talk by Dr. Richard Fraser, Professor of Pathology at McGill Faculty of Medicine, Senior Pathologist at MUHC, Director of the Maude Abbott Medical Museum.

Learn about the repository’s treasured history at McGill and observe a carefully curated selection of specimens and preserved curiosities from this unique collection!

Dissection Room Records 1883-1908

Inscription on first page of Dissection Room Record 1883-1891 written by Dr. Richard Lea MacDonnell, Demonstrator of Anatomy, McGill University in April 1883.

We are pleased to have these historical records back at the Osler Library after receiving recent conservation treatment. These books contain records of all McGill Faculty of Medicine dissection cadavers in the Department of Anatomy from 1883-1891, and 1896-1908.

When the Legislative Assembly of the Province of Canada’s Anatomy Act of 1843 was amended in April 1883, Senior Demonstrator of Anatomy Dr. Richard Lea MacDonnell began keeping these detailed records at McGill. Prior to the Anatomy Act, body-snatching was a nefarious problem often associated with the study of anatomy. The 1843 and 1883 Acts allowed for more corpses to be made available to medical schools for the purpose of teaching and learning. The records preserved within these books provide details and evidence of the Department of Anatomy’s legally acquired cadavers at the time. Each entry includes details such as name, sex, age, cause of death, religion, date received, which hospital the cadaver was received from, and the date and location of burial.

Richard Lea MacDonnell (1856-1891) was the son of Dublin surgeon Dr. Robert Lea MacDonnell. A graduate of McGill in 1876, McDonnell went on to become a prominent figure within the Faculty of Medicine before his untimely death at the age of 35. William Osler paid tribute to his friend and colleague in the New York Medical Journal, writing: “Although only thirty-five years old, he [MacDonnell] had reached a position which gave scope to abilities of first-class order and afforded opportunities of impressing upon a large class of students those qualities of mind so essential in the teacher, so priceless to the taught – honesty, system, and painstaking care” (NYMJ, 54: 162, 1891).

Below is a composite portrait of McGill Faculty of Medicine in 1882 from our William Osler Photo Collection. William Osler is standing fourth from left, and Richard Lea MacDonnell stands on the far right. A new Richard L. MacDonnell Collection (P133) has been created in the Osler Library Archives, and these dissection books along with several fascinating scrapbooks put together by MacDonnell are now available to view upon request.

“McGill University Faculty of Medicine at its Semicentennial, 1882”, William Osler Photo Collection, Osler Library of the History of Medicine, CUS_033-011_P. Standing, from left to right, are Thomas G. Roddick, George Ross, William E. Scott, William Osler, Francis J. Shepherd, William Gardner, George W. Campbell, Gilbert Prout Girdwood, Frank Buller, and Richard L. MacDonell. Sitting, from left to right, are Robert Palmer Howard, William Wright, John William Dawson, Duncan C. MacCallum, Robert Craik, and George E. Fenwick.

ROAAr: Rare Books, Osler, Art, and Archives

 

screen-shot-2016-12-13-at-3-05-51-pmMcGill’s new amalgam of Rare Books & Special Collections, Osler Library, Visual Art Collection, and the University Archives (collectively known as ROAAr) launched their first issue of a new newsletter series this December.

Published quarterly (Spring 2017 next), the ROAAr newsletter features four articles that showcase and discuss unique treasures of each rare unit.

Anyone who is interested in joining the ROAAr newsletter mailing list is encouraged to email info.library@mcgill.ca.

History is on every shelf at the Osler Library of the History of Medicine. Located on the third floor of McGill’s McIntyre Medical Building, the Osler houses Canada’s finest treasure trove of rare medical books, artifacts and archives. What began as a home for Sir William Osler’s personal library of 8,000 rare and historic works has grown to more than 100,000 titles that trace the beginnings of medicine in Canada and abroad to the present day.

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Snapshots of Osler at the bedside: Inspection, Palpation, Auscultation, Contemplation, c. 1895, Osler Library Photo Collection.

These rare collections have made the Osler a premier destination for students, researchers and bibliophiles from across Canada and around the world. This fall, the Osler played host to a visiting group from the Grolier Club – the oldest existing bibliophilic club in North America. Osler Librarian Chris Lyons led the distinguished guests on a tour through silent sanctuaries in the Wellcome Camera and the Osler Room, and gave them a hands-on look at many of the unique medical and historical gems within the Osler collection, such as a 1698 first edition of William Cowper’s Anatomy of Humane Bodies.

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The Grolier Club visits the Osler Library of the History of Medicine, 2016. Photo credit: Lauren Goldman

Capping off their trip, the eager Grolier Club members were treated to guided tours and presentations by the three other units under the McGill Library’s new ROAAr (Rare Books & Special Collections, Osler, Art, and Archives) umbrella.

To the delight of the guests, the Head of Rare Books Richard Virr showcased some of the Library’s oldest and most unique treasures, University Archivist Lori Podolsky helped them delve deep into McGill’s nearly 200-year history, and Coordinator Vanessa Di Francesco displayed many of the stunning works within the Visual Arts Collection. As they departed after their multi-day visit, the Grolier Club members were unanimous in their appreciation for their hosts, a testament to the treasures in the Osler collection and the combined and collaborative strength of ROAAr as a whole. The experience provided a fantastic model for hosting future visitors.

It was a busy autumn for Osler visits and curated exhibits – both within the library’s own gallery space and around Montreal. Our “pop-up” exhibitions this fall included 200 Years of the Stethoscope, celebrating two centuries of auscultation at the Canadian Cardiovascular Congress (CCC), History of MS at the Montreal Neurological Institute’s annual MS Xchange, and in October, it was our pleasure to welcome two history classes from Marianopolis College (CEGEP) for a total of four visits – a powerful pedagogical experience for all.

For those discovering the Osler Library of the History of Medicine for the first time, we invite you to explore our online resources and website for more information. Contact or visit us anytime – there is much to be discovered!

Surgical Anatomy Exam, 1874

Ever wondered what a medical exam from 1874 would look like? Here’s an original copy of The Royal College of Surgeons 1874 final exam on “Surgical Anatomy and the Principles and Practice of Surgery”. Students were allocated three hours to answer 4 out of 6 questions. How do you think you would fare? Would you get top marks on this? Comments are welcome.

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Royal Colllege of Surgeons of England 1874 examination. Part of Osler Library’s Faculty of Medicine Scrapbook Collection.

Remembrance: Our Girls in Wartime & Our Hospital ABC

pic_2016-07-19_172107On November 11th, we remember.

We remember as a nation all the brave men and women who left their beloved homes and chose to fight for our peace, and our freedoms.

We commemorate this Remembrance Day with two World War I children’s books in our collection by Hampden Gordon & M. C. Tindall (verses), Joyce Dennys (illustrations) and invite you to come see them in our reading room:

  • Our Hospital Anzac British Canadian published ca. 1916
  • Our Girls in Wartime published ca. 1917.

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Our Hospital ABC. Gordon, Hampden, Tindall, M. C.; Dennys, Joyce (illus.). London: John Lane the Bodley Head, n.d. [ca. 1916]

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Out Girls in Wartime. Gordon, Hampden; Dennys, Joyce (illus.). London: John Lane The Bodley Head, n.d. [ca. 1917]

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A Collaborative Exhibit for the Chinese Premier

Last month it was our pleasure to work in collaboration with McCord Museum and Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) on a private exhibition for Chinese Premier Li Keqiang during his visit to Montreal. The combined curatorial effort resulted in a showcase of items with historical ties and strong cultural connections between Québec and China. The exhibit included maps, photographs, books, posters, and artifacts, with a particular emphasis on the great physician Norman Bethune — a McGill graduate and well-known Canadian hero in the People’s Republic of China.

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Chinese Premier Li Keqiang (centre) views the exhibit with Osler Librarian Chris Lyons (front left) and Quebec Premier Philippe Couillard (back). The Globe and Mail, Saturday Sepetember 24, 2016. Photo credit: Paul Chiasson/The Canadian Press.

We welcome and look forward to more collaborative exhibits like this one in the future!